Très peu de personnes savent de quoi il s’agit, et pourtant !

Disons d’abord que les xanthophylles font parties de la famille des caroténoïdes (ce sont des pigments végétaux). Ces caroténoïdes  (il en existe plus de 600) se divisent en 2 sous-familles , les carotènes et les xanthophylles.

Pour faire simple les xanthophylles sont des pigments de couleur jaune.

Il existe une quinzaine de xanthophylles différentes

fleurs de soucis et xanthophylle
Les fleurs de soucis, très jaunes, contiennent beaucoup de colorant jaune

En général les spécialistes en connaissent 3 :

D’abord l’astaxanthine présente dans la carapace des crustacés et en particulier des homards

Dans le homard vivant cette astaxanthine est entourée d’une protéine ce qui lui donne la couleur bleue. Lors de la cuisson la molécule d'astaxanthine  est libérée et le homard devient rose ! Mais aujourd’hui, les 2 xanthophylles les plus connues sont la lutéine et la zeaxanthine. L’explication en est simple ces 2 molécules sont déterminantes pour la santé des yeux.

La coloration des jaunes d’œuf

Depuis toujours les français sont très sensibles à la couleur des jaunes d’œufs. Si le jaune est trop pâle cela ne nous inspire pas confiance. C’est vraiment une demande spécifique aux français. En Amérique (disons surtout aux USA) la couleur de la coquille d’œuf n’a aucune importance (leurs œufs sont blancs) et la couleur du jaune n’a pas non plus d’importance.

Plus exactement la couleur n’avait pas d’importance, car actuellement on sait de plus en plus que le jaune d’œuf bien coloré favorise la sante des yeux et en particulier de la macula. De ce fait la coloration du jaune d’œuf devient aussi progressivement une exigence aux USA.

Les jaunes d’œufs bien colorés sont aussi une demande de l’industrie agroalimentaire italienne en particulier pour la fabrication des panettones. C’est un dessert traditionnel de certaines régions d’Italie, un type de brioche garnie avec des raisins secs et des fruits. Ce gâteau se mange surtout à l’époque de Noël.

Le rôle des xanthophylle dans la coloration du jaune d’œuf

Comme les français exigent des jaunes d’œufs colorés, les fabricants d’aliment se sont penchés sur la question. Il faut apporter des xanthophylles dans la nourriture de la poule, ces xanthophylles se retrouvent dans les jaunes d’œufs (qui sont donc plus jaunes)

Il y a quelques années ces recherches étaient uniquement guidées par l’exigence « psychologique ».

formule de la lutéine
Formules de la lutéine et de la zeaxanthine donnée par la société chimique de France

La formulation de l’aliment prenait (prend) en compte les apports de xanthophylle. On donne donc à manger aux poules : de la luzerne, du maïs, des germes de maïs, des fleurs de soucis et même des choses un peu moins « glamour » comme des produits chimiques.

Actuellement cette demande devient et surtout va devenir plus impérieuse. Les xanthophylles et spécialement la lutéine et la zéaxanthine sont indispensables pour la santé des yeux. Le corps humain ne synthétise pas ces 2 molécules ; il faut donc les apporter à l’homme dans son alimentation.

La consommation d’œufs enrichis en lutéine est LA SOLUTION la plus facile et sans doute la plus efficace.

Quelles sont les plantes qui contiennent le plus de xanthophylle ?

A priori, à notre connaissance, la consoude est une des plantes les plus riches en xanthophylle.

La grande consoude est très riche en xanthophylle
La grande consoude est très riche en xanthophylle

Pour les humains on préconise de consommer des légumes très verts (type choux kale, épinards), du maïs et des agrumes. Mais une des sources les plus intéressantes c’est le jaune d’œuf.

Pour l’alimentation des animaux vous pouvez leur apporter de la xanthophylle avec de la luzerne, du maïs, du gluten de maïs. L’apport d’ortie, riche en xanthophylle est pour le moment très peu utilisée, mais c’est aussi une solution d’avenir. L’ortie, comme la consoude contient en moyenne 2 fois plus de xanthophylle que la luzerne

On trouve aussi beaucoup de lutéine dans les fleurs de rose d'Inde (Tagetes erecta) ou d'œillet d'Inde (Tagetes patula),

Pour info les xanthophylles présentes dans la luzerne (300 à 800 mg/kg de matière sèche), sont principalement  la lutéine (60 à 75% suivant les stades de récolte), la néoxanthine  et la violaxanthine De son côté la zeaxanthine représente environ 30% des pigments du maïs.

Nourrissez vos poules avec la consoude

Si vous élevez quelques poules pour produire vos œufs vous devez absolument cultiver quelques pieds de consoude. De temps en temps vous couper quelques feuilles de consoude et vous les donner à vos poules. Vous verrez vite que les jaunes d’œufs seront bien plus colorés, donc meilleurs pour la santé de vos yeux et ceci de manière totalement naturelle sans aucun apport « chimique »

De plus la consoude est très riche en protéine, elle améliorera l’équilibre alimentaire, la nutrition de vos poules. Un petit détail, les poules n’aiment pas trop la consoude sur pied. Les feuilles de consoude sont couvertes de poils (au dos) et ces poils irritent le bec de la poule. Cela ne pose pas de problèmes, 3 minutes après la coupe, les poils ramollissent et les poules consomment les feuilles coupées avec appétence.

Les carences des humains en lutéine

Les besoins humains en lutéine sont de l’ordre de 6 mg par jour et par personne. Les apports effectifs sont beaucoup plus faibles (de l’ordre de la moitié des besoins). C’est très dangereux pour les yeux.

Si vous voulez protéger vos yeux, manger de temps en temps des légumes très verts (choux kale, épinards) des légumes moins verts (haricots verts, choux verts, choux de Bruxelles, petits pois…), des « légumes jaunes comme le maïs, des agrumes (un jus d’orange chaque matin par exemple) et des jaunes d’œufs

La lutéine et la zéaxanthine sont les constituants majeurs de la macula. Si votre alimentation est trop pauvre en lutéine et zéaxanthine vous avez plus de risque de souffrir de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

A notre avis ce problème va devenir de plus en plus d’actualité avec le temps que les jeunes passent devant leurs écrans.

Alors, vous aussi plantez de la consoude dans votre jardin!

1 : Si vous êtes adepte du principe de précaution : non
2 : Si vous aimez les nouveautés : oui.
3 : Si vous manquez de protéines végétales : oui
4 : Si vous avez besoin de vitamines et en particulier de la vitamine B12 : Oui
5 : Si vous êtes végan : oui

Les bienfaits de la consoude au niveau nutritionnel.

La consoude est une plante intéressante à plus d’un titre. C’est en particulier une plante extraordinaire au point de vue médical. Nous conseillons à tous soit de fabriquer votre propre baume de consoude soit d’acheter le baume de consoude de b-actif
La consoude devrait aussi être intéressante au niveau nutritionnel puisqu’elle contient beaucoup de protéines, de vitamines et d’hormones naturelles.
Mais ce sujet est controversé. Nous vous présentons ci-dessous le pour et le contre.

feuilles de consoude
La consoude est très riche en protéines

Les protéines des feuilles de consoude.

La consoude est très riche en protéines et sa qualité première est de contenir à peu près tous les acides aminés nécessaires à notre organisme en quantité, en qualité et en diversité. A noter que la quantité de protéines varie en fonction de l’âge de la plante et de l’âge de la feuille. Ainsi le taux de protéines varie de 18% (pour la première année de culture) à plus de 30% à partir de 3 ans. Ce point a été beaucoup analysé lorsque la consoude était utilisée en alimentation animale. Ce taux met la consoude au premier plan des végétaux riches en protéines.
Les feuilles sont en particulier riches en méthionine, tryptophane, leucine, lysine et isoleucine. Si on compare nos feuilles de consoude avec les petits pois, les haricots, les pois chiches, le fenugrec, le quinoa, aucun de ces aliments ne contient autant de protéines. A priori seul le soja contient le même dosage de protéines, mais avec une répartition des acides aminés moins favorables.
La teneur particulièrement bonne en méthionine et tryptophane devrait pouvoir apporter des bienfaits pour l’alimentation des végans.

Les vitamines de la consoude.

La consoude contient de nombreuses vitamines indispensables aux humains et en particulier de la vitamine B12 absente de l’alimentation des végétaliens qui ne consomment aucun aliment provenant du règne animal. Or cette vitamine B12 est indispensable. Pour notre part nous n’avons pas effectué de recherches à ce niveau, la vitamine B12 n’est pas un élément nécessaire dans notre utilisation de la consoude.

Les hormones naturelles contenues dans les feuilles de consoude.

Les hormones naturelles contenues dans la consoude, n’ont pas, à notre connaissance été étudiées d’un point de vue de leur intérêt nutritionnel. Pour nous ces hormones sont par contre particulièrement utiles pour améliorer la vie microbienne des sols.

Les minéraux qui rentrent dans la composition de la consoude

La consoude est riche en calcium, en potasse et en magnésium et contient bien sûr de très nombreux oligoéléments indispensables (dont le bore). Cependant ces teneurs en minéraux n’apportent pas un vrai plus par rapport à d’autres légumes. C’est autre chose d’un point de vue engrais : le calcium, la potasse et le bore sont très utiles au jardin.

La teneur en xanthophylle.

Ce point, par contre est capital, sans doute indirectement pour la consommation humaine. A notre connaissance la consoude est une des plantes qui contient le plus de xanthophylle et en particulier le plus de lutéine et de zéaxanthine, 2 des xanthophylles les plus utiles pour l’homme. En effet ce sont les 2 composants majeurs de la macula. Le corps humain ne fabrique ni lutéine ni zéaxanthine, il faut donc lui apporter ces 2 produits par l’alimentation. A ce niveau la consommation régulière de consoude devrait combler ces besoins. Mais personne ne mange de consoude régulièrement. Il reste un moyen d’utiliser la consoude pour diminuer vos risques de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), nourrissez vos poules avec de la consoude et manger les œufs ainsi enrichis en lutéine ! Les jaunes seront beaucoup plus colorés et meilleurs au goût et surtout excellents pour la santé de vos yeux.

Les risques de manger la consoude !

La consoude a été utilisée depuis des millénaires pour soigner les plaies externes mais aussi pour soigner des problèmes internes comme les problèmes respiratoires par exemple.

Mais depuis quelques années la consoude est considérée, par certains, (en particulier la FDA : Food and Drug Administration américaine) comme toxique.

Quelle est la vérité : Est-ce une plante magique ou une plante dangereuse ?

La consoude contient des alcaloïdes (les pyrrolizidines) qui seraient sont dangereux pour le foie et seraient sont cancérigènes.

A noter que ces alcaloïdes incriminés se retrouvent principalement dans les racines et beaucoup moins dans les feuilles.

De notre point de vue il faudrait consommer des quantités incroyables de feuilles de consoude pour courir un risque.

Nous considérons que la consoude n’est pas un « légume » exceptionnel qui justifierait d’en manger régulièrement. Nous sommes investis dans la consoude depuis plusieurs décennies et n’avons encore jamais trouvé une seule personne qui mangeait de la consoude en moyenne, ne serait-ce, qu’une fois par mois. Comme nous l’avons écrit au début de cette page, si vous êtes adeptes du principe de précaution, ne mangez pas de consoude, dans le cas contraire, mangez de la consoude occasionnellement.

Comme nous l’avons aussi écrit dans notre livre blanc, de notre point de vue, une consommation occasionnelle ne pose pas de problèmes. De toute façon, au niveau gustatif, la consoude n’est pas « géniale » d’après l’avis de nombreux jardiniers (qui est aussi le nôtre).
En résumé, la consoude comme plante fertilisante, médicinale ou comme plante destinée à la nourriture des animaux est phénoménale, par contre son potentiel en tant que plante comestible est assez limité.

Quelques idées de recettes de consoude présentées par nos clients :

recette de consoude
Recettes de cuisine à base de consoude

On peut manger les feuilles de consoude mais mon mari n'aime pas trop : on passe les feuilles dans un œuf battu puis à la poêle.
Quand j’ai une petite salade, je rajoute de la consoude tranchée pour plus de quantité.
Nous en avons mangé un peu quand les feuilles étaient toutes petites et tendres.
L'an dernier, j'ai testé les beignets de consoude, vraiment léger le goût de sole !!!!!!!!
Cette année, j'ai récolté les fleurs et j’ai donné à un resto 3 étoiles qui les ont cuisinées avec d'autres fleurs comestibles.
Mon épouse a essayé 2 recettes, tirées du livre "la consoude au jardin" de Bernard Bertrand. Croquettes de verdure. Ingrédients : 1 bouquet de feuilles, 2 verres de flocons d'avoine, 1/2 verre de levure maltée, basilic sec, sel, 1 cuillerée à soupe d'huile. Recette : faites cuire les feuilles de consoude pendant 5 mn dans 3 verres d'eau salée. Ajoutez le basilic, les flocons, la levure et l'huile. Laissez reposer 20 mn. Formez de petites boulettes et faites-les dorer sur les 2 faces. Servez en compagnie d'une salade de pourpier et vous aurez un vrai repas sauvage

Pour les mordus de la consoude : Mettez 4 grandes feuilles et 1 verre d'eau froide dans un mixer, broyez, filtrez et buvez. Si le goût vous semble trop "vert", ajoutez selon votre goût carotte ou banane ! J'ai effectivement trouvé le jus un peu "vert". Je ressaierai avec de l'eau gazeuse peut-être, ou du citron, ou un peu de sucre
Faire une pâte à frire liquide, tremper 2 feuilles dos à dos et faire dorer dans une poêle très chaude, déguster avec grains de sel et un filet de citron !
Jenny (l’épouse d’Oliver) produit et consomme toutes sortes de tisanes. Bien sûr, elle déguste de temps en temps des tisanes de consoude, soit consoude seule soit plusieurs tisanes mélangées.
Comme vous pouvez le constater nous n’avons pas une réponse toute faite à la question. Si vous voulez en savoir plus vous pouvez aussi lire cette page sur les usages alimentaires et thérapeutiques controversés de la consoude

jardin potager
La consoude est une plante indispensable dans tous les jardins bio ou non

Il y a environ 14 millions de jardins en France. Ces jardins sont, bien sûr, de taille très variables. Il y a aussi des potagers, des jardins ornementaux et aussi des jardins 100% réservés à la pelouse.

La consoude est bien présente dans une majorité de jardins bios mais presque toujours absente des jardins dits conventionnels, c’est-à-dire non-bio.

Est-il possible de faire entrer la consoude dans les jardins conventionnels ? C’est le sujet de cet article.

Je passe en revue toutes les raisons et tous les arguments pour vous convaincre de cultiver la consoude.

Je ne connais pas la consoude, je n’en ai jamais entendu parler, à quoi peut-elle bien servir ?

C’est la raison principale. La consoude est trop mal connue. Manifestement des gens comme nous (B-actif) n’avons pas bien faits notre travail de vulgarisation. Les jardiniers ne sont pas, pour la plupart, de grands fans d’internet et la télé parle très peu de cette plante magique et les magazines spécialisés (non bios) sont aussi peu loquaces sur la consoude.

Comme nous pensons que la consoude est une des plantes les plus utiles au jardin c’est à nous de convaincre les médias de lui consacrer la place qu’elle mérite.

J’ai entendu parler de la consoude mais je ne sais pas la cultiver et je ne sais pas à quoi elle sert.

plant de consoude bocking 14
La consoude est une plante rustique, très facile à cultiver

C’est une raison moins fréquente. Aujourd’hui il est facile de trouver des renseignements sur toutes les plantes et beaucoup de sites parlent de la consoude. Un des problèmes qui se posent c’est la recherche de graines. Nous, chez B-actif nous insistons beaucoup sur le choix des variétés. La variété bocking 14, la meilleure pour le jardin, ne se reproduit pas par graine. Il est donc impossible de la semer. Nous commercialisons des boutures , mais la plantation de boutures apparaît pour certains plus difficile qu’un semis. A noter que cet achat n’est pas très coûteux puisque cette opération n’est à faire qu’une fois. Par la suite pour changer de place à vos plants, pour les démultiplier… Il vous suffira de prélever quelques morceaux de racines et de les replanter.

Nous déconseillons le semis de consoude officinale dans votre jardin. Elle contient un peu moins d’éléments fertilisants mais surtout elle produit énormément de graines et votre jardin risque d’être envahi ! Nous connaissons de nombreux jardiniers qui ont abandonné cette culture qui était devenue une mauvaise herbe impossible à éliminer. Avec la bocking 14 cet inconvénient n’existe pas

Je n’ai absolument pas envie de cultiver la consoude pour fertiliser mon jardin, l’utilisation d’engrais chimiques c’est tellement simple !

Les engrais chimiques c’est propre ! Les engrais chimiques c’est facile, les engrais chimiques ce n’est pas cher pour un jardin de la taille du mien, les engrais chimiques ça marche !...

C’est vrai que les engrais chimiques apparaissent propres. On ne se salit pas les mains, ou très peu. Par contre, souvent les jardiniers en utilisent trop et les excès d’engrais partent dans la nappe phréatique. Pour information les jardiniers utilisent beaucoup plus d’engrais par mètre carré que les paysans. C’est normal, un paysan recherche la rentabilité et un jardinier le plaisir ! Cette habitude de dosages trop élevés est vraie pour les engrais chimiques mais encore plus vraie pour les pesticides. Des études ont démontré que les jardiniers consommaient beaucoup trop de produits chimiques.

Le lessivage des engrais chimiques est d’autant plus important si la terre est nue et si le taux de matière organique du sol est trop faible. Vous ne voulez pas voir une mauvaise herbe, vos plants doivent être très bien alignés avec une terre nue entre les rangs…. Le taux de matière organique de votre terre sera trop faible, les engrais seront lessivés.

Nous devons dire qu’actuellement toutes les publications concernant le compostage ont réduit ce phénomène. Le compost apporte de la matière organique à votre terre.

C’est vrai que l’utilisation d’engrais chimiques est plus facile que la fabrication de purin de consoude ! Il n’y a pas photo.

Les engrais chimiques ne sont pas chers et de toute façon rien n’est trop beau pour mon jardin. Cet argument est très souvent mis en avant par les propriétaires de jardins d’ornements (fleurs) et ils ont raison. Le budget familial ne sera guère grevé par l’achat d’engrais pour un jardin de 100 mètre carré. Par contre les adeptes du potager comptent en général leurs sous. L’argument financier peut marcher. Imaginez, plantez de la consoude dans votre jardin et vous n’achèterez plus JAMAIS d’engrais chimiques !

Les engrais chimiques cela marche !

C’est évident. L’utilisation d’un engrais chimique adapté et utilisé au bon dosage, ça marche, surtout à court terme. A plus long terme c’est un peu plus délicat si vous ne gérez pas le taux de matière organique de votre terre.

Je jardine comme ça depuis 30 ans et ça marche ! Pourquoi j’écouterai vos « boniments » ?

C’est vraiment l’argument choc que nous avons entendu 100 fois. Changer ses méthodes et ses certitudes compliquent la vie de tous.

Pour contrer cet argument nous avons besoin de votre aide.

L’utilisation de la consoude comme fertilisant marche au moins aussi bien que l’utilisation d’engrais chimiques. C’est moins cher puisque vous produisez votre propre engrais. Vous ne polluerez plus ! Si vous cultivez fruits et légumes vous mangerez plus sain et plus naturel !

Nos arguments nous semblent très puissants mais le changement c’est difficile.

Je ne veux pas travailler comme ces jardiniers bios qui n’ont rien dans leurs jardins (sauf des mauvaises herbes, bien sûr)

mauvaises herbes
Dans un potager conventionnel la consoude est très utile

Nous savons qu’il est possible d’avoir de superbes récoltes en bio. Nous en avons dans notre jardin !

Par contre il est vrai qu’il est plus difficile de travailler en bio qu’en « conventionnel » Par exemple si vous loupez une culture il n’est pas facile de la récupérer sans engrais chimiques et sans pesticides. De ce fait il existe des jardins bios « détestés » par des jardiniers conventionnels.  Mais vous pouvez utiliser la consoude sans changer toutes vos méthodes. Allez-y progressivement. Plantez la consoude dans votre jardin, utilisez la consoude comme engrais (sans rien changer par ailleurs) vous serez convaincus de l’intérêt surtout si vous êtes gestionnaire.

Les bios nous inventent tous les jours une nouvelle « connerie », si on les écoutait nous n’aurions bientôt plus rien à manger :

La consoude est une plante millénaire connue depuis l’antiquité, ce n’est donc pas une invention récente. La consoude a fait ses preuves, testez là, votre risque financier est vraiment très faible.

Pour ces sceptiques nous préconisons l’utilisation du purin de consoude sur les plantes qui réagissent le mieux à ce fertilisant et sur les plantes préférées du jardinier. Nous parlons en particulier de solanées et de cucurbitacées et surtout de tomates. L’utilisation de feuilles de consoude dans les trous de plantation, puis en mulch au pied des tomates puis en arrosage (toujours au pied) donne souvent des résultats exceptionnels. Les jardiniers seront fiers de leurs tomates !

Nous conseillons aussi de mettre des feuilles de consoude dans le sillon de plantation de pommes de terre primeurs. La récolte sera plus précoce et le jardinier sera fier de manger des pommes de terre primeurs avant ses collègues.

Vous nous chantez des sérénades avec le purin de consoude. Aux doses utilisées les quantités de NPK apportées au sol sont insignifiantes. C’est scientifique, les plantes ont besoin de NPK !

Ici nous touchons un point sensible souvent très mal expliqué par les adeptes de la consoude.

Vous avez raison : le purin de consoude n’est pas un engrais chimique. Les apports de NPK provenant du purin de consoude sont très faibles ! Nous demandons instamment aux adeptes de la consoude de ne pas comparer le purin de consoude (idem pour le purin d’ortie) à un engrais chimique.

Une terre bien pourvue en matière organique dispose en général des quantités suffisantes de NPK (surtout de PK). Mais ces éléments nutritifs ne sont pas obligatoirement disponibles pour la plante au bon moment. Le purin de consoude apporte peu de NPK mais favorise la disponibilité de ces nutriments. La consoude favorise aussi la vie microbienne du sol. C’est un processus beaucoup plus complexe que l’apport d’engrais chimiques mais cela marche. Pour les agriculteurs qui utilisent des pesticides il y a une comparaison qui a du sens. Quand vous utilisez un mouillant avec votre produit de traitement, ce mouillant n’apporte aucun traitement mais il favorise l’assimilation du produit.

La préparation du purin de consoude cela prend du temps et c’est un travail désagréable

C’est vrai ! Nous pensons que cela vaut le coup, mais c’est à chacun de choisir.

Le purin de consoude ça pue !

Pour le coup c’est un argument totalement recevable. Si ce point est vraiment bloquant nous vous proposons d’acheter notre tonique de consoude qui ressemble beaucoup au purin de consoude sans l’odeur.

Mais l’utilisation de la consoude comme plante engrais ne se limite pas au purin. Nous conseillons beaucoup de pailler vos cultures avec des feuilles de consoude, ça marche très bien. Par contre dans ce cas il vous faudra plus de pieds de consoude. Il y a aussi un contre argument, certains n’aiment pas le paillage, surtout dans les jardins d’ornement. Ils trouvent que cela fait « sale »

Vous pouvez aussi utiliser des feuilles de consoude vertes ou séchées dans les trous ou sillons de plantation

Vous pouvez encore enrichir et activer  votre compost avec des feuilles de consoude. C’est super ; les feuilles de consoude ont un rapport C/N de 10 exactement comme un compost bien mur.

Vous voulez nourrir les abeilles avec votre consoude mais les abeilles je m’en fous, ou je n’en veux pas parce qu’elles piquent !

abeille furieuse
Et les abeilles sont utiles au potager, elles ne piquent que si elles se sentent agressées

La consoude est vraiment utile pour nourrir les abeilles de mai à octobre et le miel de consoude a un goût incomparable !

Je pense qu’il est possible de convaincre certains, tout simplement, en leur faisant goûter du miel de consoude.

Mais la consoude séduit de nombreux pollinisateurs et nous savons maintenant que la pollinisation est capitale pour produire de très nombreux fruits et légumes.

Nous gagnons tous à cultiver des plantes mellifères et la consoude est la plante mellifère par excellence.

La consoude va envahir mon jardin

Ce n’est pas le cas avec la variété de consoude bocking 14

Je n’aime pas la consoude, elle ressemble à une mauvaise herbe

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Néanmoins nombreux sont les jardiniers qui apprécient le port de cette plante. A noter de plus qu’il existe de nombreux cultivars de consoude créés pour être des plantes ornementales et qui sont vraiment très belles.

Si la consoude est une plante aussi géniale, pourquoi les paysans ne l’utilisent pas ?

C’est un bon argument, pour le moment ! Nous pensons que les agriculteurs vont y venir pour des questions de rentabilité. Il reste néanmoins des problèmes à régler : Comment faire du paillage sur de grandes surfaces ? En cas d’utilisation du purin comment obtenir une filtration totale pour ne pas boucher les buses ? Comment apporter de préférence le purin au pied des plantes ?

Vous êtes tous à dire que la consoude peut remplacer des fongicides ou des insecticides, c’est du rêve, voire de l’arnaque !

Vous ne nous avez jamais entendu dire cela. Nous ne « vendons » jamais la consoude comme produit de traitement et nous regrettons que certains avancent cette utilisation dont l’intérêt n’a jamais été prouvé.

La consoude est un fertilisant, ce n’est pas un produit de traitement.

Par contre, l’utilisation de la consoude fait que la plante se porte bien. De ce fait elle n’attrape pas toutes les maladies avoisinantes. C’est en ce sens qu’elle peut protéger des cultures.

Vous dites que la consoude est une plante médicinale mais est-ce vraiment utile ?

baume de consoude
Le baume de consoude soigne de très nombreux problèmes:piqûres d'insectes, maladies de peau, eczéma, tendinites, entorses...

Nous espérons convaincre tous les jardiniers de planter la consoude car elle est utile au jardin. Mais elle est aussi utile dans votre pharmacie. Nous vous donnons toutes les recettes pour fabriquer votre propre baume de consoude et soigner naturellement piqûres d’insectes, brûlures, coupures, maladies de peau, etc…

En conclusion nous recherchons des méthodes pour convaincre le plus grand nombre d’utiliser la consoude.

Quelques pistes que nous aimerions que vous puissiez compléter et améliorer :

  1. faire connaitre la consoude par tous les moyens y compris le bouche à oreille
  2. Convaincre des avantages de la consoude
  3. Montrer des réussites
  4. inviter les médias (non bios) à en parler
  5. vulgariser l’utilisation de la consoude sur les tomates, cela marche tellement bien !
  6. faire goûter du miel de consoude
  7. éviter les contrevérités qui nous décrédibilise : exemple le purin de consoude ne sert à rien pour détruire les pucerons

La grande consoude peut produire une biomasse impressionnante. Des cultures tropicales de consoude ont donné jusqu’à 500 tonnes de matière verte par hectare. Cela correspond à plus de 20 kilos de feuilles par pied de consoude et par an.

En zone tempérée on n’obtient pas de tels résultats pour plusieurs raisons :

les besoins d’eau de la consoude
  • La consoude ne pousse pas en hiver (elle produit toute l’année en zone équatoriale)
  • La température (fraîche) est un des facteurs limitants du moins en Bretagne.
  • L’eau disponible est moins abondante en France que dans certains pays chauds

Pour produire beaucoup la consoude a besoin de nourriture et d’eau

Nous considérons qu’en Bretagne, l’eau disponible est en général suffisante pour obtenir de bons rendements de feuilles de consoude. En effet, notre pluviométrie est assez élevée, le niveau de 2020 est de 917 mm d’eau en moyenne sur la région.

Cette moyenne cache des différences importantes la pluviométrie moyenne de Brest sur plusieurs années se situe à environ 1200 mm et celle de Rennes est beaucoup plus faible (voisine de 700 mm).

Comment retenir l’eau du sol ?

Il existe plusieurs méthodes naturelles. Nous ne conseillons pas l’arrosage pour des raisons de coût mais aussi parce que si vous habituez la consoude à trouver de l’eau à proximité ses racines se développeront moins et n’iront pas chercher les éléments nutritifs en profondeur.

Il vous faut d’abord surveiller le niveau de matière organique de votre sol pour retenir l’eau et éviter le lessivage

La matière organique de votre sol apporte aux plantes les nutriments nécessaires. En effet la minéralisation de ces matières organiques libère les nutriments qui deviennent ainsi accessibles pour les plantes.

Mais aussi, et peut-être surtout, la matière organique augmente la capacité de rétention d’eau du sol et permet donc de conserver cette eau pour la consoude.

A noter que la consoude est une plante pérenne. Son système racinaire est présent en permanence et empêche le lessivage pendant l’hiver

Pour que votre sol soit riche en matière organique nous conseillons de pailler la consoude

Paillez abondamment votre consoude

Paillez la consoude

Le paillage présente de très nombreux avantages : il nourrit le sol, il conserve la fraicheur de la terre, il freine le développement des mauvaises herbes… Mais le paillage freine aussi l’évaporation de l’eau, qui de ce fait reste disponible pour la consoude.

Pour fertiliser la consoude nous conseillons de pailler généreusement. Grâce à cette action votre sol gagnera en matière organique et le paillage empêchera l’eau de s’évaporer.

Nous conseillons d’arroser les plants de consoude lors de la plantation

Si vous plantez vos boutures de consoude en été, il vous faudra conserver la terre humide autour des boutures pour favoriser le démarrage.

Si vous êtes dans le sud de la France, un arrosage occasionnel sera le bienvenu. Mais dans ces régions chaudes le paillage est encore plus important. La plantation à l’ombre ou à la mi-ombre est aussi intéressante.

En conclusion les besoins en eau de la consoude sont importants mais il est possible d’avoir beaucoup de feuilles de consoude sans arrosage.

Plantons d’abord le décor :

  • La consoude est une plante rustique
  • La consoude est une plante gourmande
  • La consoude est une plante à racine pivotante
  • La consoude est une plante pérenne
la grande consoude
Mieux la consoude est nourrie, plus elle produira de feuilles

Votre consoude plante à racine pivotante ira chercher sa nourriture en profondeur dans le sol. De ce fait si votre terre est assez riche il n’y aura pas de manque de nourriture durant les premières années

Par contre votre consoude est une plante pérenne qui restera en place plusieurs dizaines d’années. De ce fait, au bout de quelques temps, si vous ne lui donnez rien à manger elle souffrira de faim, elle résistera mais produira beaucoup moins.

En fait la consoude peut véritablement beaucoup produire si elle est bien nourrie.

Les exportations d’une culture de consoude sont impressionnantes de 50 à 500 tonnes de matières vertes par hectare et par an. La consoude ne produira pas toute cette matière verte si elle n’est pas fertilisée.

Pour qu’elle vous rende de grands services il faut donc apporter à votre consoude le maximum d’éléments fertilisants.

Mais avouez qu’il serait absurde d’acheter des engrais chimiques pour produire de l’engrais organique.

Ce n’est pas utile.

A noter que la consoude adore les sols pourvus en matière organique.

Le compost : le meilleur « aliment » pour la consoude

La première chose à faire est de bien amender son sol avant la plantation de la consoude.

le compost nourrit la consoude
Le compost est un excellent aliment pour la consoude

Pour nous le produit à privilégier c’est le compost. Soit, vous utilisez votre propre compost, ou si vous n’en avez pas assez et que vous voulez le garder pour votre potager ou pour votre jardin d’agrément, vous vous déplacez à la déchetterie de votre ville qui en général vous fournira gratuitement la quantité de compost urbain dont vous avez besoin.

Nous préconisons d’apporter au moins 10 kilos de compost par mètre carré lors de la plantation de la consoude.

Si vous plantez 10 pieds à une distance de 70 cm sur 70 cm (un demi-mètre carré par plant) il vous faudra 50 kg de compost pour vos 10 plants de consoude.

Vous mélangerez le compost avec la terre sur 15 à 20 centimètres de profondeur.

Le compost urbain contient un petit pourcentage de « produits neutres » tels que le plastique et un tout petit pourcentage de métaux lourds. Ce n’est donc pas un produit totalement sans risque. Mais dans le cas présent vous ne fertilisez pas directement une plante comestible mais une plante qui vous servira à produire de l’engrais. Utiliser du compost urbain pour la consoude sera votre contribution à l’élimination des déchets.

Bien entendu si vous disposez de votre propre  compost en quantité, utilisez-le !

Par la suite vous « paillerez votre petite parcelle de compost chaque année avec 5 à 7 kilos de compost par mètre carré.

Le paillage de la consoude, l’autre alternative.

Le paillage de la consoude donne d’excellents résultats.

Ce paillage peut se faire avec ce que vous avez sous la main et en particulier les mauvaises herbes. N’envoyez pas vos mauvaises herbes à la déchetterie, utilisez les dans votre jardin. Vous ferez toutefois attention à récolter ces mauvaises herbes avant leur montée en graine ; inutile d’augmenter votre travail de binage

Il n’est pas souhaitable d’utiliser un produit onéreux pour nourrir votre consoude.

Le paillage sera généreux, par exemple 10 cm d’épaisseur. Votre consoude retirera de ce paillage tous les éléments nutritifs nécessaires : calcium, azote, phosphore et potasse.

Ce paillage aura un autre avantage non négligeable, il empêchera ou freinera l’évaporation de l’eau (dont la consoude est aussi friande)

Un risque possible à la fois en cas d’utilisation de compost ou d’utilisation de paillage : La soif d’azote.

Les microorganismes présents dans le sol auront besoin d’azote pour « digérer » la paille. Cela peut donc diminuer l’azote disponible pour la plante. Ce n’est pas très grave mais cela peut réduire, momentanément, la production de feuilles.

Le paillage avec des feuilles mortes (de feuillus) est aussi une bonne alternative. Vous apporterez en particulier le calcium dont la plante a besoin. Par contre faites attention à la soif d’azote.

Et l’urine ?

l’urine, un excellent engrais pour la pelouse
L'urine contient beaucoup d'azote, la consoude adore

En agriculture une des méthodes de fertilisation de la consoude c’est l’apport de lisier qui contient beaucoup d’azote. C’est un très bon fertilisant !

L’urine humaine contient elle aussi beaucoup d’azote sous forme d’urée. Si vous ne consommez pas votre consoude (ce qui est la cas le plus souvent) nous préconisons d’uriner une fois par semaine sur chaque plant de consoude. Nous avons fait pas mal de calculs dans ce domaine et nous vous assurons que vous apporterez ainsi à votre plantation tout l’azote nécessaire.

Nous reviendrons dans un prochain article sur des calculs plus précis de la fertilisation de la consoude.

Avec les propositions ci-dessus, vous êtes tranquille. Votre consoude sera bien nourrie et produira beaucoup de feuilles que vous pourrez utiliser pour fabriquer du purin ou comme mulch ou encore comme activateur de compost.

Vous aurez aussi des quantités de feuilles et de racines nécessaires pour produire votre propre baume de consoude pour vous soigner.

La réponse quasi-unanime est oui.

Nous le disons et l’écrivons aussi.

Le purin de consoude est un engrais naturel. Ce n’est pas un engrais chimique et son action est très différente de celle d’un engrais chimique.

Qu’apportent au sol les engrais chimiques ?

La majorité des engrais chimiques apportent au sol du NPK, c’est-à-dire de l’azote (N), du phosphore (P) et du potassium (K)

Les dosages en NPK sont inscrits sur les sacs d’engrais par exemple 10-20-20 pour un engrais complet qu’on appelle aussi : engrais « ternaire ». Cet engrais contient 10 d’azote, 20 de phosphore et 20 de potassium. Vous avez aussi des engrais simples par exemple l’ammonitrate (33,5 d’azote) ou le chlorure de potassium (KCL) qui contient 60% de potassium.

Certains engrais apportent d’autres éléments minéraux comme le soufre, le bore, etc… Mais en général dans des dosages faibles.

Nous ne parlons pas ici d’apport de calcaire ou de calcium car dans ce cas on parle plutôt d’amendements que d’engrais chimiques.

Bien entendu ces éléments N,P et K sont indispensables à la croissance des végétaux.

Le purin de consoude est-il riche en NPK ?

Je pense que je vais en décevoir quelques-uns ! Contrairement à ce qui est souvent dit le purin de consoude apporte très peu de NPK

Pourtant la consoude est riche en azote et en potasse me direz-vous. C’est vrai mais faisons un calcul tout simple.

Vous prenez 1 kg de feuille de consoude que vous mettez dans 10 litres d’eau pour fabriquer votre purin de consoude. Une fois le purin prêt à l’emploi vous le diluez 10 fois, c’est-à-dire que vous mettez un litre de purin dans 10 litres d’eau. Attention cette dilution est obligatoire sinon vous allez « bruler » vos cultures.

De ce fait avec un kilogramme de feuilles vous fabriquez 100 litres de purin dilué.

Même si les feuilles sont très riches en azote et en potasse les quantités apportées sont très faibles.

Alors pourquoi le purin de consoude est-il néanmoins un bon engrais.

consoude bocking 14
Plantez la consoude dans votre jardin et fabriquez du purin de consoude

Le purin de consoude est plus un catalyseur et un activateur de la vie microbienne du sol.

Si votre terre est riche en matière organique (c’est capital) elle contiendra elle-même grosso-modo tout ce dont a besoin votre plante. Mais ces éléments ne sont pas obligatoirement disponibles pour la plante et disponibles au bon moment.

Ainsi en Bretagne, la majorité des agriculteurs utilisent un engrais booster qui s’appelle DAP et qui contient 18 unités d’azote ammoniacal et 46 unités de phosphore. Cet engrais est utilisé lors des semis pour favoriser le démarrage de la plante. En général il est apporté en localisé, c’est-à-dire à proximité de la graine.

Et pourtant les sols bretons sont souvent excédentaires en phosphore (pensez aux algues vertes) mais ce phosphore n’est pas assimilable immédiatement surtout s’il fait froid.Le purin de consoude agit un peu de la sorte : Il apporte quelques éléments nutritifs mais surtout il rend assimilable par les plantes les nutriments présents dans le sol

Le purin de consoude favorise la vie microbienne du sol.

C’est sans aucun doute son « travail » le plus important. Le sol est vivant. Pour information le poids des organismes vivants dans le sol est supérieur au poids des organismes vivants au-dessus du sol : C’est impressionnant.

Pour que le sol vive, il faut l’aider et c’est la fonction principale du purin de consoude.

Le purin de consoude apporte d’autres éléments très utiles.

Vous connaissez sans doute l’allantoïne qui favorise la multiplication cellulaire. C’est une molécule utilisée par exemple dans de très nombreux cosmétiques parce que, par exemple, c’est un anti-rides très actif. Dans le jardin, l’allantoïne contenu dans la consoude favorise la floraison et la fructification. C’est un point capital pour les productions de tomates en particulier mais aussi de toutes les cucurbitacées et des plantes fleurs.

A noter que le purin de consoude est à utiliser avec parcimonie pour la production de légumes feuilles comme les salades et les épinards, par exemple, puisque le purin favorise la montée en graines.

La consoude est riche en bore, un oligoélément qui favorise aussi la production de fleurs et de fruits
A noter aussi que la consoude est riche en calcium, mais dans le cas du purin les dosages sont aussi faibles.

La consoude peut s’utiliser sous d’autres formes pour fertiliser votre jardin.

Le paillage de vos plantations et cultures, avec les feuilles de consoude, donne des résultats exceptionnels. Si vous faites ce choix il vous faudra planter plus de pieds de consoude car les besoin en mulch d’un jardin sont énormes. Mais la récompense sera là !

La consoude est un bon activateur de compost. Une des raisons qui explique cela c’est le rapport C/N de la consoude qui est de 10, exactement comme pour un excellent compost mur. A noter que le rapport C/N c’est le rapport carbone su azote.

L’utilisation de feuilles de consoude hachées dans le trou de plantation donne aussi de bons résultats.

La consoude et la culture de tomates :

Pour notre part pour la culture des tomates nous utilisons les 3 formes de fertilisation à la consoude :

de belles tomates grâce à la consoude
Le purin de consoude est un excellent engrais pour la tomate
  • Nous mettons quelques feuilles hachées dans le trou de plantation des tomates
  • Nous paillons les pieds de tomates généreusement avec des feuilles de consoude.
  • Nous apportons, environ tous les 10 jours, un demi-litre de purin de consoude dilué à chaque pied de tomates

Essayez, vos tomates seront plus juteuses (on ne sait pas vraiment pourquoi) et beaucoup plus abondantes et moins malades !

Solutions alternatives au purin de consoude.

Nous savons que certains (plutôt certaines) jardiniers n’aiment pas utiliser le purin de consoude parce que l’odeur est désagréable. Dans ce cas utilisez la consoude en mulch et en activateur de compost et telle quelle dans les trous de plantation.

Vous pouvez aussi utiliser notre tonique de consoude. C’est notre canada dry : « Ça a la couleur de l’alcool, le goût de l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ».

Dans le cas présent : « ça contient de la consoude, ça fonctionne comme du purin de consoude mais cela ne sent pas mauvais »

Au lieu de faire fermenter des feuilles de consoude, nous extrayons (de manière naturelle) les éléments utiles contenus dans les feuilles.

Notre ultime conseil, si vous avez un jardin : Bichonnez votre sol,  plantez la consoude et n’achetez plus jamais d’engrais chimiques

Voici sans doute la question qui nous est posée le plus souvent : Quelle est la meilleure saison pour planter la consoude ?

Pour notre part, nous vendons des boutures toute l’année et nous nous adoptons donc à votre demande. Nous constatons que les avis sont partagés, vous êtes très loin d’être tous d’accord.

Nous pensons que la meilleure période de plantation de la consoude c’est au printemps

Statistiquement vous êtes plutôt d’accord avec nous puisque 40% de nos ventes de boutures se font sur les mois de mars, avril et mai, comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-dessous.

Nos mois les plus faibles sont décembre et janvier.

Il n’est pas certain que vos décisions soient prises de manière raisonnée, pour avoir le plus de chances de réussite. En réalité personne n’est vraiment branché Jardin en plein hiver. Au printemps, le beau temps revient, tout le monde se précipite au jardin et la consoude en profite.

vente de boutures de consoude
Répartition des ventes de boutures de consoude B-actif par mois

Vous avez raison : au printemps vous avez toutes les chances de réussir :

  • La terre contient l’humidité requise.
  • Tout pousse en cette saison, la nature redémarre, se réveille.
  • Vous pourrez récolter vos premières feuilles dès le mois de juin.

Certains choisissent de planter la consoude en été

Jeune plant de consoude
Jeune plant de consoude

Ce n’est pas du tout un problème pourvu que vous apportiez l’eau nécessaire au démarrage des plants. A cette période nous préconisons d’humidifier le sol autour des boutures au moins tous les 15 jours.

L’inconvénient de cette date de plantation c’est que votre récolte sera faible la première année.

La plantation en automne

Vous êtes assez nombreux à planter en septembre, octobre et novembre. Dans le sud de la France, la plantation de septembre octobre est sans doute une bonne idée. En Bretagne, nous ne conseillons pas de planter après le 10 octobre. Vos plants ne démarreront pas avant l’hiver. Ce n’est pas vraiment un problème pourvu que vous soyez patients. Vous devrez attendre fin mars pour voir vos boutures démarrer.

La plantation en hiver

Certains horticulteurs et maraîchers choisissent cette période. Pour une plantation en nourrice, c’est possible. La plantation en pleine terre ne pose pas non plus de problèmes mais sous nos latitudes (Bretagne par exemple) vous ne verrez rien sortir avant fin mars.

Dans nos champs de consoude, en hiver toutes les feuilles disparaissent. Ce n’est bien sûr pas le cas en zone équatoriale ou tropicale ou la consoude se récolte toute l’année et se plante aussi, bien sûr, toute l’année.

Et qu’en est-il des semis ? Quand faut-il semer la consoude ?

Ici notre réponse est très claire : JAMAIS.

La consoude bocking 14, celle que nous préconisons est stérile et ne produit pas de graines, vous ne trouverez donc pas de graines.

La consoude officinale produit des graines et même beaucoup de graines. Si vous faites ce choix vous serez envahi. Ce n’est pas une blague, de nombreux jardiniers ont abandonné la consoude parce qu’ils en avaient partout.

Vous pouvez utiliser la consoude officinale. Dans ce cas récoltez là dans les fossés, au bord des ruisseaux mais ne l’implantez pas dans votre jardin.

Si malgré tout vous décidez de semer la consoude faites le au printemps, par exemple en avril.

En conclusion, plantez la consoude quand vous voulez ! Mais surtout plantez-en. Ce sera la plante la plus utile dans votre jardin. Et pourquoi ne pas commander immédiatement vos boutures de consoude. Il ne faut jamais remettre au lendemain !

En début janvier Nous nous sommes lancés un défi : Ecrire et poster un article par jour sur le blog la consoude au jardin ou sur le blog la consoude médicinale pendant 30 jours à partie de la mi-février.

tout savoir sur la consoude

A noter que nous n’avions pas choisi de commencer en janvier parce que nous savons que le jardin n’est pas votre préoccupation principale en plein hiver. Par contre nous savons que quand les jours commencent à rallonger, en fin février, les envies de jardinage commencent à vous « démanger »

Nous allons donc publier un article par jour (si on ne fatigue pas trop) du 15 février au 14 mars.

Pourquoi ce challenge ?

un objectif : 30 articles en 30 jours sur la consoude

Le blog la consoude plante médicinale est très récent. Nous avons beaucoup d’informations médicales à vous transmettre.

Le blog la consoude au jardin est en ligne depuis de nombreuses années et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas très fourni. Nous avons pleins d’idées dans la tête mais nous ne consacrons pas le temps nécessaire à la rédaction.

Depuis cet engagement de début janvier le blog consacré aux vertus médicinales de la consoude est en ligne. Nous n’allons pas doublé notre engagement, nous ‘n’y arriverions pas. Nous allons publier chaque jour un article soit sur la consoude au jardin, soit sur la consoude plante médicinale.

Un article par jour, pendant 30 jours! Il va falloir assumer

Il  y a beaucoup de choses à dire sur la culture de la consoude et sur l’utilisation médicinale de la consoude. Nous ne manquerons pas d’idée.

30 articles consoude
  • Le problème sera d’y consacrer suffisamment de temps
  • De recueillir toutes les infos nécessaires. Ce ne sera pas un problème pour la partie culture de la consoude, nous sommes des spécialistes et avons beaucoup de choses à dire. C’est plus compliqué pour la partie médicinale. Nous ne sommes pas dans notre zone de confort. Nous avons, là aussi, beaucoup d’informations à transmettre mais c’est plus difficile. Vous nous dites par exemple utiliser la consoude pour soigner vos entorses. Mais comment faites-vous ? quand nous n’avons pas utilisé nous-mêmes la consoude pour cette maladie ou cette affection, nous avons plus de mal à être concret. Par ailleurs chaque profession a son langage et nous ne maitrisons pas complètement les éléments de langage des médecins ou des kinés par exemple. Nous savons que la consoude marche mais comment l’expliquer ?
  • Nous devrons faire le lien entre nos infos personnelles (ainsi j’ai soigné 3 fois mes crises de goutte avec la consoude), vos témoignages (Patricia a guéri l’eczéma de son petit fils avec le baume de consoude) et les études scientifiques.

Le challenge.

Nous nous engageons à écrire et publier un article par jour pendant 30 jours d’affilée. Nous avons peur de la fatigue progressive, nous craignons de nouveau la procrastination, mais c’est justement là tout l’intérêt du défi. Nous nous sommes engagés, nous allons faire le maximum pour tenir.

Et si vous nous aidiez ?

Nous ne sommes pas sûrs d’y arriver, mais nous espérons aussi susciter quelques vocations et donc d’avoir quelques articles invités. Si vous souhaitez publier soit sur le blog la consoude au jardin, soit sur le blog la consoude plante médicinale, proposez-nous  vos articles.

Est-ce de la triche ? Non, Nous allons essayer d’y arriver par nos propres moyens. Si c’est le cas, les articles invités seront publiés plus tard .

Vos réactions, avis, commentaires, témoignages

Nous n’avons pas mis en place les commentaires sur nos 2 blogs. L’explication est simple : c’est pour nous trop chronophage. Mais pour ce challenge nous espérons recueillir le maximum de réactions pour compléter notre point de vue, pour recueillir des témoignages complémentaires. Nous vous proposons de nous transmettre vos réactions et vos propositions par mail à contact@b-actif.fr

A demain donc pour le deuxième article de ce challenge.

la consoude dans tous les jardins

Chaque année, aux alentours du premier de l’an, la plupart d’entre-nous prenons des résolutions pour la nouvelle année. Une bonne partie de ces résolutions « disparaissent » ou sont oubliées en cours d’année.
Pour ma part j’ai l’habitude de prendre des résolutions permanentes, c’est-à-dire les résolutions d’une vie, de refuser certaines résolutions pourtant très populaires et de rajouter une ou 2 résolutions spécifiques pour la nouvelle année

Les résolutions d’une vie :

On parle à juste titre des résolutions pour la nouvelle année. C’est une bonne idée. Mais, pour ma part, je suis plus accroc aux résolutions durables. Je suis heureux de les présenter ici car vous allez mieux me découvrir ainsi :

Je veux être en accord avec ma conscience :

Bien entendu, un jour ou l’autre chacun d’entre-nous faisons des « conneries », des fautes, des bêtises. Ma résolution est d’en faire le moins possible et lorsque cela arrive de les assumer.

Je veux être une personne positive.

J’essaie, en toutes circonstances de rester optimiste. Ce n’est pas toujours facile, face à des catastrophes, face à des maladies ou face à la mauvaise foi. Actuellement l’accumulation de pensées négatives, de haines, d’agressions sur les réseaux sociaux en particulier me gêne. J’espère que je vais tenir bon et rester positif.

Je fuis les personnes négatives :

J’ai décidé une fois pour toutes de faire le maximum pour ne pas fréquenter, ou même pour éviter les personnes négatives. Nous rencontrons tous chaque jour des personnes qui vous disent que ce n’est pas possible, que les choses les mieux partagées c’est la maladie, les souffrances, le désespoir… De manière plus terre à terre : il n’est pas possible d’avoir un beau jardin sans produits chimiques. Ce n’est pas vrai, par contre c’est sans aucun doute plus difficile.
Le fait d’éviter au maximum les personnes négatives n’est pas très gentil, sociable, empathique, mais c’est essentiel. Vous serez vite contaminés et vous risquez vite de devenir, vous aussi, négatifs.

Mes résolutions écologiques :

Ici je suis obligé de me présenter un peu. Je suis un ancien, autant dire un vieux : 72 ans bien sonnés. Mes parents agriculteurs travaillaient de manière écologique parce qu’ils n’avaient pas d’argent pour acheter engrais ou pesticides. Ce n’était pas un choix, juste une obligation. Les résultats techniques et économiques étaient mauvais et nous n’avions pas du tout d’argent.
Grâce à l’ascenseur social, qui fonctionnait à l’époque, j’ai pu poursuivre des études et devenir ingénieur agronome. Pendant toutes ces années d’étude il n’était pas question de cultures raisonnées mais de rendement et de chimie.
Les progressions en agriculture ont été spectaculaires, mes parents produisaient 22 quintaux de blé par hectare, leurs petits-enfants flirtent avec les 100 quintaux (en Bretagne), mon père produisait 1600 litres de lait par vache et par an, ses petits-enfants 10 000.
Ceci a permis de nourrir le monde mais nous sommes allés trop loin.
Aujourd’hui je m’intéresse à la biodiversité, à la permaculture et je suis devenu complètement accroc à la consoude.
Pour réussir au jardin bio ou en agriculture bio il faut être beaucoup plus fort ou plus attentionné qu’en agriculture conventionnelle. Si vous faites une erreur vous la payer cash.
Aujourd’hui mon rêve c’est que l’agriculture raisonnée et/ou bio soit enseignée dans toutes les écoles d’agriculture. Les tenants du bio ont beaucoup à apprendre des agriculteurs conventionnels mais l’inverse est encore plus vrai. Il faut tout remettre à plat.
A défaut d’être une résolution (trop vaque) mon rêve aujourd’hui c’est de voir la permaculture et la biodiversité devenir réalité. Dans ce domaine j’ai découvert il y a 15 ans une plante exceptionnelle la consoude que je veux vulgariser auprès de tous les jardiniers…

Voici donc ma résolution 2021

la consoude

Je vais écrire pendant 30 jours au moins, à partir du 15/20 février un article par jour sur la consoude dans ce blog.Je vais y arriver parce que m’y engage devant vous
Je vais y arriver parce que c’est moi qui l’ai décidé
Je vais y arriver parce que ce sera utile pour la vulgarisation de la consoude (mon rêve)
Je vais y arriver car ce n’est pas une corvée, c’est un plaisir !
Je vais y arriver parce que l’objectif est clair et précis, les résolutions imprécises sont plus difficiles à tenirLe risque de ne pas y arriver c’est que je ne démarre pas tout de suite. Quand on prend une résolution, le mieux est de passer immédiatement à l’action, mais ce n’est pas souhaitable puisque la saison n’est pas favorable. En hiver vous ne pensez pas au jardin.
Si vous souhaitez savoir à quoi ressembleront mes articles je vous propose d’en visionner par exemple 2 :

Les résolutions que je ne prends pas et que je ne prendrais sans doute jamais

Pour tenir ses résolutions il faut avant tout les choisir méticuleusement et donc choisir des résolutions qui vous inspirent, et pas celles qui vont sont dictées par votre entourage
C’est ainsi que je ne prends pas les 2 résolutions les plus choisies chaque année mais très rarement respectées.

1- Perdre du poids.

Je suis en surpoids : 110 kg environ pour 1m93. Ce serait une bonne idée pour ma santé mais je refuse de prendre cette résolution. J’ai même été plus loin : il y a quelques années mon toubib me « tannait » à chaque visite pour que je me décide enfin à me mettre au régime. J’ai changé de toubib ! J’aime bien manger, mais surtout j’ai vu tellement de personnes redémarrer des régimes 5 fois, 6 fois voire plus. Je pense que je pourrai prendre cette résolution, même super difficile et faire un régime draconien si le résultat était acquis une fois pour toutes. Je sais que j’ai tord mais, pour le moment, j’assume

2- Faire du sport.

Cette résolution serait difficile parce que je n’ai jamais fait de sport. J’ai eu une fracture du crâne dans ma jeunesse et j’ai été dispensé de sport durant toute ma scolarité. Je sais que je devrais faire plus d’activité physique, je sais que je fais une bêtise mais pour moi une résolution doit aussi être un plaisir et ici ce n’est pas le cas.

3- Ne plus boire d’alcool :

Je ne suis pas un alcoolique, du moins je le pense. Par contre j’aime bien un petit verre de vin pendant les repas et des bières quand il fait chaud. Il n’est pas exclu qu’un jour je doive abandonner la bière à cause de mon diabète mais pour le moment je tiens ma non-résolution !

Alors quelle est la meilleure astuce pour choisir une résolution et s’y tenir

Parlons d’abord des conditions secondaires :
Il faut y croire, il faut que cette résolution soit inscrite dans vos valeurs, dans vos gènes, dans votre rêve et il est obligatoire de choisir des résolutions pas trop pénible et qui vous procurent du plaisir
Mais dans le cas précis de cette année, je pense que je vais tenir ma résolution 2021 car je l’ai écrite, je l’ai annoncée à tous, je ne voudrais pas vous décevoir.

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci.

tomate saine

La tomate est la culture préférée des jardiniers amateurs et le mildiou est le problème principal de la culture de tomate. La question que nous posons aujourd’hui est particulièrement capitale pour un maximum de jardiniers. Il n’existe pas de méthode garantissant une culture de tomates sans mildiou, mais il existe néanmoins des précautions à prendre pour espérer se prémunir le plus souvent possible de cette maladie (et ceci sans traitements)

Le mildiou de la tomate (et de la pomme de terre) est dû à un champignon pathogène, le Phytophtora Infestans. Cet article n’a pas pour objectif de donner des détails sur cette maladie mais de réunir les conditions pour qu’elle ne se développe pas :

La première condition est de cultiver la tomate sous serre.

Tomates sans mildiou

Cette préconisation est capitale si vous habitez dans la moitié nord de la France. L’explication est très simple le mildiou aime bien l’humidité et les températures inférieures à 25-26 degrés. La température de 26 degrés est atteinte chaque jour en serre en Bretagne pendant la période de culture de la tomate. Vous avez donc toutes les chances d’éviter le mildiou à condition, bien sûr, que d’autres conditions soient réunies. La tomate n’aime pas non plus l’humidité, la serre apporte aussi une protection à ce niveau.

A noter que la tomate pousse plus vite sous serre, vous récolterez vos premières tomates beaucoup plus tôt, avant que le mildiou n’ait eu le temps de s’installer.

Autre avantage de la serre, la période de production et de récolte s’allonge tant en début qu’en fin de végétation.

Je ne trouve pas naturel de cultiver sous serre !

Certains jardiniers se refusent à cultiver sous serre pour des raisons « philosophiques ». Chacun a le droit de se faire ses propres opinions, mais la culture dans une serre d’occasion nous semble plus favorable en termes de bilan carbone que de faire venir des tomates de plusieurs centaines de Km. Il est très facile de récupérer d’anciennes bâches plastiques de maraichers qui doivent changer les bâches régulièrement pour garder leur assurance.

Il existe aussi des inconvénients de cultiver la tomate sous serre.

Le premier inconvénient c’est l’obligation d’arrosage. Il est possible de limiter ce travail grâce à un bon paillage.

Sous serre la pollinisation est moins évidente puisqu’il n’y a pas de vent. Ce problème est très facile à résoudre en secouant très délicatement les fleurs ou les pieds de tomate.

Il faut éviter la condensation puisque notre culture n’aime pas l’humidité. Vous apprendrez vite à régler ce problème en jouant sur l’aération.

La rotation des cultures est souvent difficile à réaliser en serre. Pour ceux qui le peuvent il est utile de produire les tomates à un bout de la serre une année puis à l’autre bout l’année suivante. Certains jardiniers changent la terre de temps en temps ce qui est une opération longue et fastidieuse. La rotation des cultures est un véritable inconvénient de la culture de tomates sous serre.

Faites vous-mêmes vos graines et vos plants :

tomates-2

L’achat de plants parait être une bonne idée et vous pouvez l’adoptez. Penser quand même que ces plants sont sans doute trop beaux. Ils ont été poussés au maximum. L’adaptation au sol de votre jardin et au climat risque d’être difficile. D’ailleurs pour vos plants ou pour les plants achetés nous préconisons une petite période de « durcissement » ou « d’endurcissement »

Si vous plantez en pleine terre ce durcissement est encore plus important. Mettez les plants en pots dehors, un peu, chaque jour pour qu’ils s’habituent à la température et éventuellement au vent et au soleil. Vous ferez cette opération au moins pendant une semaine.

Choix des variétés de tomates :

Dans ce domaine vous choisirez d’abord et bien sûr les variétés que vous aimez et celles qui sont le plus adaptées à votre sol et à votre climat. Mais pour éviter le mildiou :

Pensez aux variétés plus résistantes au mildiou.Il n’y a pas véritablement de variétés résistantes au mildiou mais il existe des variétés plus résistantes que d’autres.

Pensez aux variétés précoces qui produiront plus vite. . Vous aimez par exemple les tomates cœur de bœuf et vous avez raison. N’oubliez pas que c’est une variété tardive. Une tomate tardive produit environ 100 jours après la plantation, une tomate hâtive produira après seulement 50 jours. Vos tomates tardives ont beaucoup plus de « chances » d’attraper le mildiou ! Ceci dit il vaut mieux cultiver plusieurs variétés différentes.

Vous cultiverez vos tomates dans une terre riche.

tomate-4

C’est une évidence, une plante en forme attrape moins les maladies qui se baladent. Comme nous sommes des spécialistes de la consoude nous préconisons de pailler les cultures de tomates avec une bonne épaisseur de feuilles de consoude et d’apporter, par exemple une fois tous les 10 jours du purin de consoude au pied (pas de pulvérisation, la tomate n’aime pas l’humidité, le mildiou si)

En début de végétation, en période de croissance des plants de tomates vous pouvez aussi utiliser du purin d’ortie

Nourrissez bien vos plants de tomates

Il est évident qu’un plant sain, un plant en pleine forme et bien nourri est mieux armé face à la maladie. Nous vous proposons de lire cette page consacrée aux engrais naturels pour tomates

Planter à distance raisonnable :

Pour laisser l’air passer entre les plants une distance de 1mètre sur 1 mètre serait idéal. Souvent dans la pratique on est obligé de planter plus serré mais si possible évitez de descendre en dessous de 60cm dans les 2 sens. Grâce à ces distances les plants ne se toucheront pas et l’humidité ambiante sera moindre.

Supprimer les feuilles malades dès leur apparition

Si malgré tous vos efforts le mildiou apparait il faut enlever les feuilles malades dès leur apparition. Nous conseillons de faire cette opération en démarrant votre travail, en ayant enfiler des gants et en désinfectant les gants avant une autre utilisation. Vous brulerez les feuilles enlevées, vous ne les mettrez pas au compost, éventuellement vous pouvez les mettre loin au fond du jardin. Ces feuilles touchées sont bien aimées par les limaces et escargots.

Il est utile de se laver les mains régulièrement avec un gel désinfectant.

La taille augmente-t-elle le risque de mildiou ?

tomates

Quand vous taillez votre pied de tomate vous le blessez et laissez une plaie béante, c’est négatif pour la santé du plant et cela facilite l’arrivée de maladies. Ceci étant dit ce n’est pas du tout rédhibitoire, sur ce sujet, chacun a son opinion, à vous de décider !

Le truc que nous déconseillons : la bouillie bordelaise

La bouillie bordelaise apporte un plus au niveau du mildiou mais, à terme, elle a une action néfaste sur la terre. Si vous le pouvez, évitez de l’utiliser. De la même façon le fil de cuivre blesse la tomate et a une action très faible.

Les conseils donnés ici sont à peu près valables pour toutes les maladies. Le virus ToBRFV qui vient de faire son apparition en Bretagne semble très dangereux. Les précautions à prendre semblent identiques : ne pas acheter de graines, ne laissez pas des personnes étrangères à votre famille rentrer dans la serre, brulez les parties malades, désinfectez vos outils et vos mains, si vous vendez ou donnez des tomates désinfectez les bacs que vous utilisez pour le transport…. Il semble que ce virus soit beaucoup plus difficile à éviter que le mildiou !