Nous reproduisons ci-dessous le témoignage sur la consoude d’Eric, habitant à Faramans (38260) dans l’Isère  (5 juin 2012)

 

Plantation des consoudes :

Mes boutures de consoude ont bien repris (14 sur 15)

Je les ai plantées dans 4 coins différents de mon jardin et je dois dire qu’avec cette fin de printemps chaude et arrosé, les plants ne sont que plus beaux (en fleurs). Enfin l’étaient jusqu’ à hier puisque je les ai coupé pour en faire un purin avec une partie et le reste a été découpé grossièrement et déposé aux pieds de mes tomates, aubergines et courgettes (les grosses tiges ayant quant à elles fini leurs jours, découpées sur le tas de compost).

 

Ce prélèvement total de consoude est le deuxième de l’année auquel il faut rajouter des prélèvements partiels de feuille pour ajouter dans les trous de plantation des tomates, poivrons et aubergines (avec des feuilles d’ortie).

 

Si comme le début de l’année le laisse présager, la

la consoude bocking 14 d'hubert (59)

Photo de consoude bocking 14 transmise par Hubert de Lille

production devait être plus conséquente au fil du temps, je pense que j’utiliserais de plus en plus la consoude comme paillage de mes différents légumes (courgettes, tomates, poivrons et aubergines) en plus de mon usage habituel (purin, dans trou de plantations,..). En effet, je pense que cela permet un apport plus continu des nutriments composant la consoude en faveur de mes plantations.

 

Utilisation du purin de consoude :

Concernant le purin de consoude que je produis (en complément ou couplé avec du purin de fougères et/ou d’orties) je l’utilise principalement sur les tomates, aubergines et poivrons mais aussi sur la quasi-totalité des légumes que je cultive (ou tente de le faire) c’est à dire courgettes, potimarrons, betteraves, carottes, poireaux, et haricots.

Je compte cette année le faire également sur mes brocolis.

Seule exception, les salades mais je ne sais même pas pourquoi.

 

Par ailleurs, j’ai laissé aller en fleurs à plusieurs reprises la consoude sans réellement constater une recrudescence d’abeilles à leur niveau (tout au plus quelques bourdons). J’envisage toutefois de laisser aller en fleurs régulièrement les plants situés à proximité du potager, dès l’an prochain c’est à dire 2 ans après leur plantation pour leur laisser le temps de bien s’installer.

 

Concernant l’efficacité de ces différents apports de consoude sur mes plantations, je dois dire que je n’ai pas de recul puisque je n’ai pas eu le temps de faire un essai in situ (avec ou sans consoude). J’espère toutefois pourvoir mettre en œuvre cette expérimentation dès l’an prochain.

 

Je fertilise mes plants de consoude  principalement avec de la tonte de gazon (en mulch au pied des consoudes.

 

 

La consoude pour l’utilisation des animaux de basse-cour :

Nous avions envisagé de faire l’acquisition de poules mais le projet a été mis en sommeil (nous n’avons pour l’heure pas d’animaux domestiques) Plus tard  il est évident que  la consoude pourra rentrer favorablement dans leur apport de nourriture.

 

La consoude et la consommation humaine :

Pour finir, pouvez-vous me confirmer que l’on peut effectivement manger les feuilles de consoude Bocking 14 ? Si oui, selon quelle récurrence notamment vis à vis de l’allantoïne qu’elles contiennent ?

 

Notre réponse (B-actif) concernant la consommation des feuilles de consoude :

Nous considérons que l’on peut manger des feuilles de consoude de temps en temps (par exemple une fois par mois, plus souvent vous vous en fatiguerez)

La nocivité présumée de la consoude n’est pas liée à l’allantoïne mais à des alcaloïdes pyrrolizidiniques dont la symphytine