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Bonjour, Soyez les bienvenus sur ce blog consacré à la consoude au jardin. Ce blog est consacré aux jardins potagers et aux jardins d’agrément. Nous vous présenterons aussi quelques recettes de cuisine pour bien utiliser votre production
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Ce blog est édité par B-actif. B-actif, producteur de consoude à Scaër dans le Finistère Vous présente les productions, méthodes, astuces … de quelques jardiniers bretons utilisateurs de consoude. Si vous souhaitez visiter le site de B-actif cliquez ici

Archive pour mai 2010

Les différentes espèces et variétés de consoude

Le genre symphytum.


plant_consoude

La consoude fait partie du genre symphytum.
Le genre symphytum comprend plusieurs espèces dont la plus répandue est symphytum officinale mieux connue sous l’appellation de grande consoude.
Dans la littérature vous pouvez lire fréquemment qu’il y a plusieurs variétés de consoude et suit en général une longue liste : symphytum officinale, sympytum asperum etc..
Nous pensons qu’il s’agit de différentes espèces de consoude et non de différentes variétés, c’est du moins la présentation donnée par telabotanica.
Vous trouvez ci-dessous si cela vous intéresse les définitions des mots espèces, variétés et cultivar.

Les différentes espèces de consoude.

Le nombre d’espèces de consoude existantes est très important.
A tout le moins il y en a plusieurs dizaines.
Les espèces les plus connues sont

  • La consoude officinale (symphytum officinale)
  • La consoude rugueuse (symphytum asperum)
  • La consoude bleue (Symphytum. azureum)
  • La consoude cordée (Symphytum cordatum)
  • La consoude voyageuse (Symphytum peregrinum)
  • La consoude tubéreuse (symphytum tuberosum)
  • La consoude d’orient (symphytum orientale)
  • La consoude à grandes fleurs (symphytum grandiflorum)
  • Etc..

A noter que la consoude de Russie n’est ni une espèce ni une variété à proprement parler mais plutôt une appellation populaire utilisée pour de nombreuses variétés

La consoude bocking 14


feuille_consoude

Le nom de Bocking vient d’une petite ville anglaise : Bocking. Dans cette petite ville une station expérimentale a étudié et sélectionné différentes souches de consoude.
Le cultivar bocking 14 est un hybride issu du croisement de la consoude officinale (symphytum officinalis) et de la consoude rugueuse (Symphytum asperum).
Le nom latin de la consoude bocking 14 est symphytum X uplandicum (le X voulant dire qu’il s’agit d’un croisement, d’un hybride).
Cette variété, (plus scientifiquement ce CULTIVAR), est, de loin, la plus riche en éléments fertilisants (potasse, bore, allantoïne…). Elle présente aussi un autre avantage crucial, elle ne se multiplie pas par graine et n’envahira donc pas votre jardin.

La consoude Bocking 4 utile pour l’alimentation animale

A noter que la consoude peut servir à l’alimentation animale. C’est une plante très riche en divers acides aminés et aujourd’hui c’est la plante qui peut produire le maximum de protéines à l’hectare, bien plus que le soja par exemple.
Pour l’alimentation animale c’est la variété bocking 4 qu’il faut choisir pour sa composition mais aussi son appétence.

Signification d’espèces, variétés et cultivars

Pour ceux que cela intéresse nous présentons ci-dessous les différences qu’il y a entre espèces, variétés et cultivar.
Dans le glossaire de Telabotanica (http://www.tela-botanica.org/page:apercu_botanique_glossaire ) nous trouvons les définitions suivantes :

Espèces : Ensemble d’individus interféconds étroitement apparentés par leurs caractères.
Variété : Subdivision d’une espèce ou sous-espèce, différants souvent par un seul caractère;
Cultivar = Variété de plante obtenue en culture.
Wikipedia donne d’autres définitions :

Une espèce est une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux et engendrer une descendance viable et féconde

Une variété est un ensemble d’individus différant légèrement des autres individus par un ou plusieurs caractères considérés comme mineurs, c’est-à-dire ne justifiant pas la création d’une nouvelle espèce, car ils possèdent par ailleurs tous les caractères diagnostiqués entrant dans la définition de cette espèce.

À la différence d’une variété botanique, les caractéristiques uniques d’un cultivar ne sont généralement pas transmissibles d’une génération à l’autre par la semence (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cultivar ). C’est le cas de la consoude bocking 14.

Tag : symphytum, symphytum officinale, symphytum asperum, symphytum uplandicum, symphytum bocking 14, consoude, bocking 14

La classification de la consoude dans le règne végétal


pelouse_consoude

Ce blog étant consacré à la consoude nous allons vous présenter la classification de la consoude. Vous n’êtes pas obligé de vous « casser la tête » avec cette classification, vous pouvez vous contenter de l’utiliser dans votre jardin mais ce texte est écrit pour les « curieux »
Il faut savoir que la classification des végétaux évolue dans le temps, les remises en cause sont fréquentes. Nous vous proposons ci-dessous une des classifications possibles.
L’étude de cette classification est intéressante car on c’est un reflet de l’évolution. On découvre ainsi, par exemple, qu’à l’époque des dinosaures (au jurassique) il n’y avait pas encore de monocotylédones, pas de plantes à fleurs, pas d’herbe.

Comment classe-t-on la consoude

La consoude fait, bien sur, partie du règne végétal
La consoude est ensuite classée dans la division des Magnoliophyta c’est-à-dire des Angiospermes ou plantes à fleurs par opposition aux Gymnospermes ou plantes à graine nue (les résineux en particulier)
La consoude fait partie de la classe des Magnoliopsida, pour parler plus simplement c’est une dicotylédone
Parmi les dicotylédones la consoude fait partie de l’ordre des lamiales. Cet ordre des lamiales contient de nombreuses familles de plantes comme les borraginacées dont fait partie la consoude mais aussi la famille des menthes et la famille de la verveine par exemple

La consoude est une borraginacée

La famille des borraginacées comprend aussi de nombreux « genres » comme le genre Borago (la bourrache en est l’exemple le plus répandu), le genre myosotis et le genre symphytum c’est-à-dire la consoude.
Symphytum en grec veut dire « unir en un tout » cette dénomination rappelle les propriétés cicatrisantes de la consoude.
En français, le terme de consoude vient du latin consolidata ce qui veut aussi dire la même chose. Au départ on parlait de consoulde terme qu’on retrouve par exemple dans les écrits de Rabelais (GARGANTUA).
Dans toutes les langues le nom de la consoude rappelle que cette plante peut soigner les coupures, ainsi le nom breton est LOUZAOUENN AN TROC’H, c’est-à-dire l’herbe aux coupures (parfois on parle aussi de LOUZAOUENN ar skevent, c’est-à-dire l’herbe aux poumons car la consoude était utilisée pour soigner l’asthme)
Dans le prochain article nous allons vous présenter succinctement les différentes espèces et variétés de consoude et en particulier la variété bocking 14 qui est notre consoude favorite.

Tags consoude, borraginacée, symphytum, consoulde, louzaouenn an troc’h, louzaouenn ar skevent

La fabrication du purin d’orties par Hélène et Denis.

Récolte de l’ortie et fabrication du purin.

Hélène et Denis fabriquent et utilisent du purin d’orties depuis plusieurs. La méthode de fabrication est donc devenue une routine !
Hélène : La première partie du travail m’incombe :
J’ai récolté environ 2 kilos de jeunes orties le 10 avril. Je fais très attention de récolter des feuilles jeunes sans graines. En effet l’ortie, si elle est très utile au jardin est aussi une mauvaise herbe et je n’ai pas envie de semer des graines qui, ensuite, augmenteront mon travail de binage (ce n’est pas ce que j’aime faire le plus)
J’ai un peu haché ces orties et je les ai mises dans une grande poubelle qui dispose d’un couvercle à peu près hermétique.
J’ai rajouté environ 20 litres d’eau du puits (donc 10 litres d’eau environ par kilo de feuille, mais je ne m’embête pas à peser, je fais cela un peu « au pif »)
J’ai laissé ces feuilles macérer jusqu’au 29 avril soit un peu moins de 3 semaines. Ensuite c’est Denis qui a fini le travail.

Filtration et conservation du purin d’ortie.

pelouse_consoude

Denis : Le travail le moins sympa c’est pour moi ! En effet le purin d’orties dégage une odeur très désagréable. C’est pour cela que nous avons choisi une poubelle qui dispose d’un couvercle hermétique ; pour ne pas infester le voisinage !
Je prends le purin et je le filtre d’abord grossièrement, puis avec un filtre plus fin (en général j’utilise un bas déchiré de mon épouse).
Lorsque j’utilise le purin d’ortie, immédiatement et avec un arrosoir, la filtration fine n’est pas utile.
Par contre, moi je ne fais du purin d’ortie que 3 à 4 fois par an. Je filtre donc pour conserver ce purin plusieurs mois dans mon hangar où la température est fraiche (et à l’abri de la lumière).
Pour que le purin d’ortie se conserve je le mets dans des bouteilles bien fermées (pour empêcher la poursuite de la fermentation et pour éviter l’odeur).
Les résidus de filtration sont aussi un excellent engrais, je mets ces résidus sur mon tas de fumier. Il est aussi bien sur possible (et très utiles) de mettre ces résidus de purin d’orties dans le composteur.

Astuce d’Hélène pour la récolte de l’ortie :

J’utilise bien sur des gants pour récolter cette ortie qui est très urticante. Ceci étant dit, ne vous en faites pas. Si vous vous piquez, dites que c’est pour la bonne cause, pour votre jardin bien sur, mais aussi pour votre santé. L’ortie est effectivement excellente contre les rhumatismes. Un ancien agriculteur que je connaissais très bien et qui avait la peau dure avait l’habitude, de temps en temps, quand ses rhumatismes l’embêtaient de dormir, nu, sur un lit d’orties ! Et ça marchait !

Tags ortie, purin d’ortie, fabrication du purin d’ortie, conservation du purin d’ortie, filtration du purin d’orties.

Je cultive mes radis

Le radis fait partie, comme le navet et le chou, par exemple, de la famille des crucifères. Aujourd’hui cette famille est appelée brassicacées, nom qui vient de brassica, c’est-à-dire du chou.

Le radis est un des légumes préférés d’Armelle.


Des radis pour l’apéro

C’est un légume qui pousse extrêmement vite et qui est très facile à réussir.
J’ai semé du radis vers la mi avril, en pleine terre, suite à quelques jours de beau temps qui ont permis à la terre de se réchauffer un peu.
J’ai commencé par bien préparer ma terre, très finement, car la graine de radis est très petite et elle s’en sort mieux dans une terre riche (compost ou fumier) et surtout très « fine ».
J’ai semé ce radis en rang dans un petit sillon très peu profond (de 1 centimètre à 1 centimètre et demi de profondeur seulement). J’espace les graines de quelques centimètres et je les recouvre à la main d’un peu de terre.
Je tasse ensuite un peu la terre avec le dos du râteau et j’arrose légèrement.
Quand le temps est sec et quand je peux me rendre disponible j’arrose d’ailleurs un peu tous les 2 jours car le radis aime bien pousser vite et n’aime pas trop la sécheresse. Ceci étant dit, nous sommes en Bretagne, et l’eau n’est que très rarement un facteur limitant pour cette culture très facile.
J’essaie de semer des radis tous les 15 jours environ. Comme c’est une culture sans risque au niveau maladie, j’ai pris l’habitude depuis quelques temps de resemer quelques graines de radis, à la même place, quand je récolte. Comme cela je n’oublie pas et j’ai tout le temps des radis délicieux. Bien entendu l’année prochaine je changerai de coin dans le jardin pour cette culture de radis.

Production personnelle de graine de radis.


Des radis pour l’apéro

Cette année, j’ai acheté mes graines de radis, mais j’envisage cette fois de conserver en place quelques radis pour faire moi-même mes graines pour l’année prochaine.
C’est facile d’acheter des sachets de graines mais je trouve que c’est plus « valorisant » d’utiliser ses propres graines, d’être plus économe, plus autonome, bref « de ne dépendre de personne ».

Consommation des radis

Dans une vingtaine de jours je pourrai manger ces radis en apéritif ou en entrée.
Parfois j’en sers aussi au goûter, c’est un régal.
Ajoutez que le radis est un légume très riche en minéraux, en oligoéléments et en vitamine tout en apportant très peu de calories, il serait dommage de s’en priver.

Tags : radis, plantation du radis, produire ses propres graines, consommation des radis.

Plantation des tomates

Nous sommes en Bretagne et il est difficile d’avoir une belle récolte de tomates en pleine terre.
Denis, Hélène et Armelle, dans les Cotes d’Armor, plantent donc leurs tomates sous serre, c’est aussi le cas de Jenny en Finistère Sud.

Denis et Hélène dispose d’une serre de grande surface, ils donnent don le maximum d’espace à leurs tomates et mettent une distance de 1 mètre entre chaque plant dans les 2 sens.


engrais granulé consoude B-actif

Pour réaliser ma plantation de tomate je creuse un trou de 30 centimètres sur 30 avec aussi 30 centimètres de profondeur.
Je mélange de la terre avec du fumier très décomposé (c’est plus du compost que du fumier) et je remets ce mélange dans le trou.
Cette année j’ai rajouté, par trou, une poignée d’engrais bio granulé de consoude B-actif (voir http://www.b-actif.com/fr/culture-de-la-tomate-bio.html )

Ces granulés sont un peu durs, je les ai donc au préalable mis pendant une nuit dans de l’eau.
Avec cette technique les éléments fertilisants de cet engrais consoude sont donc immédiatement disponibles pour mes pieds de tomate.
Il n’est pas nécessaire de les tremper une nuit, si vous n’avez pas le temps humidifiez quand même les granulés pour qu’ils se décomposent plus vite.
L’année prochaine je n’aurai pas besoin d’acheter ce granulé, j’utiliserai mes propres feuilles de consoude séchées.

Après avoir recouvert le plant de terre je mets en marche mon goutte à goutte pendant un peu plus d’une heure et je mets donc de 2 à 3 litres d’eau à proximité de chaque pied de tomate. Durant toute la culture je réaliserai cet arrosage une fois par semaine.
Cette année, également, je vais apporter de temps en temps l’engrais tomate bio de B-actif à mes tomates. La aussi, l’année prochaine je serai autonome : j’utiliserai mon propre purin de consoude.

Des œillets d’Inde et du basilic pour éloigner les parasites.


: irrigation d’un pied de tomate en goutte à goutte

Comme tous les ans je sème quelques graines d’œillets d’Inde à proximité des tomates.
Ces œillets d’Inde, du fait de leur odeur font fuir pucerons et autres parasites.
Cette année je vais aussi planter 3 ou 4 pieds de basilic qui, parait il, devraient éloigner mouches et moustiques.

Armelle sème aussi des œillets d’Inde à proximité des plants de tomate, mais n’a pas, non plus, pour le moment semé du basilic. J’aime bien avoir la totalité de mes plantes aromatiques à proximité de la cuisine. Ma serre est un peu loin !

Tags tomates, plants de tomates, plantation de tomate, tomate et œillets d’inde, tomate et basilic, associations de plantes, engrais granulé consoude, feuilles de consoude séchées.

Lire aussi sur ce site : http://www.la-consoude-au-jardin.fr/choix-des-varietes-de-tomates.html